58°Galbés ça vient d’un collage inespéré entre la teneur en alcool d’un after-shave des années 60 et le bombé d’une gaine anti-cellulite.


C’est vintage, sexy et ça fait plaisir.


C’est la douceur d’un papier abrasif, l’obstination à trouver de l’éclat colorimétrique dans une ombre, mais c’est surtout la recherche intempestive de la femme à barbe.


Ça vient du Tarn, en Midi-Pyrénées dans le sud-ouest de la France.
C’est né le 1er avril 2015, après une longue gestation dans les entrailles des Écoles d’Arts de Nancy et de Dijon.


C’est un collectif à effectif variable inconnu allant de trois à l’infini.
C’est une association avec un président qui fait les photocopies, une secrétaire qui n’aime pas le café et un trésorier au RSA.
C’est une structure à escabeau qui produit des objets imprimés artisanalement avec l’envie de faire les choses bien.
C’est faire des objets avec les mains et l’ambition d’y mettre du savoir faire et du gout, même si ce n’est pas celui de tout le monde.
C’est donc de nombreuses compétences et matériels mutualisés autour du champs éditorial.
C’est un atelier de sérigraphie, un labo photo, des Risographs, du dessin, du collage et du façonnage pour concevoir des livres.
C’est aussi par extension des projets collaboratifs en musique, écriture, éducation populaire, performance et jeux forains.


C’est par conséquent une maison de micro-édition qui imagine, conçoit, fabrique et diffuse des livres ainsi qu’autres objets papier, textile ou sonore.
Bref, une maison d’édition en construction, ou plutôt une cabane de bric et de broc.